| adjuvant n.m. | Produit chimique que l'on incorpore en faible proportion dans les bétons et mortiers, afin de modifier, d'améliorer ou de compléter certaines de leurs caractéristiques. Nous ne saurions citer ici tous les adjuvants utilisés dans la fabrication des matières plastiques, colles, peintures, résines, etc. Pour le béton et les mortiers, les principaux adjuvants peuvent être classés en trois groupes, suivant leurs fonctions : Adjuvants agissant sur le délai de prise et de durcissement : -les accélérateurs, qui raccourcissent le délai entre l'hydratation des liants et leur prise ; ce sont soit des chlorures (de calcium, de sodium), soit certains alcalis (soude, potasse, ammoniac) ou leurs sels (sulfate de potasse ou de soude). Les dosages indiqués par les fabricants doivent être strictement respectés. L'emploi des accélérateurs chlorés, à cause de leur action corrosive sur les fers d'armature, est réglementé (DTU 21-4), et interdit pour certains bétons. -les retardateurs : ils agissent en sens inverse, allongeant le délai entre l'hydratation des particules d'un liant et le début de sa prise. Également incorporés à très faible dose, ce sont soit des hydrates de carbone (sucres, glucose, amidon, cellulose), soit divers acides ou sels d'acides, ou encore l'oxyde de zinc, ou des phosphates alcalins. Adjuvants agissant sur la plasticité et la compacité : -les plastifiants : produits sous forme pulvérulente, qui améliorent l'ouvrabilité et la maniabilité des matériaux : ce sont la bentonite, la chaux grasse, les fillers calcaires (calcaire broyé), les pouzzolanes, les cendres volantes, et surtout le kieselguhr. En général, ils jouent aussi le rôle de rétenteurs d'eau, limitant ainsi les risques de dessiccation prématurée des mélanges. -les fluidifiants, dits réducteurs d'eau, produits qui permettent d'abaisser, à ouvrabilité égale, le taux d'eau de gâchage de 10 à 15%, et donc d'améliorer les qualités mécaniques en diminuant le retrait: incorporés à cette eau de gâchage à raison de moins de 1% du poids de ciment, ils facilitent le mouillage des particules de liant, empêchent leur floculation en grumeaux, et jouent un rôle de lubrifiant dans les mélanges : ce sont surtout des lignosulfonates, savons de résines ou détergents de synthèse. -les entraîneurs d'air, liquides qui ont pour effet de créer d'innombrables petites bulles d'air qui améliorent la plasticité par réduction des frottements (comme les billes d'un roulement à billes) ; par ailleurs, ces micro-bulles d'air constituent autant de petites chambres de compression en cas de gel : les entraîneurs d'air ont donc aussi un rôle antigélif (V. plus loin). Ce sont en général des sulfonates, ou des savons alcalins d'acides gras. Adjuvants améliorant la résistance aux agents externes : -les antigels (ou pare-gel), qui protègent le matériau contre les effets du gel jusqu'au durcissement (interruption de la prise et du durcissement, et éclatement par gonflement). On utilise souvent le chlorure de calcium, ou l'aluminate de sodium, jouant le rôle d'accélérateur, en les associant avec un entraîneur d'air. -les antigélifs, à ne pas confondre avec les antigels, ont pour rôle de protéger les bétons durcis contre les effets du gel : les antigélifs les plus courants sont les entraîneurs d'air (V. plus haut). -les hydrofuges, destinés à améliorer l'étanchéité des bétons et mortiers en réduisant les possibilités de pénétration capillaire de l'eau. On distingue les hydrofuges de masse, incorporés dans l'eau de gâchage ou pendant le malaxage du matériau, et les hydrofuges de surface, appliqués à la brosse ou par pulvérisation après durcissement. Ces hydrofuges sont en général des silicones, des fluosilicates, des colloïdes, ou des résines. -les produits de cure; appliqués à la surface des bétons, ils constituent un film superficiel qui évite l'évaporation prématurée de l'eau de gâchage et maintiennent l'hydratation nécessaire : on utilise des émulsions de paraffines, cires, huiles, résines |
| aggloméré n. m. |
Bloc de maçonnerie artificiel fait d'un mélange
de ciment et de divers granulats, colorant, etc., etc. Matériau de construction artificiel, plein ou creux, composé d'agrégats divers réunis par un liant et moulés. Terme général désignant un matériau composite dont les constituants sont soudés par un liant. Masse constituée d'éléments divers (agrégats), tels que fragments de roches, de mâchefer, de sable, de liège, etc., employés seuls ou mélangés et agglutinés par un liant : ciment, plâtre, résine, etc. |
| anhydrite n. f. |
L' anhydrite est un minéral composé de sulfate naturel de calcium (CaSO4), cristallisant dans le système cristallin orthorbombique, groupe d'espace Amma. Minéral des évaporites, l’anhydrite donne rarement des cristaux bien formés. Elle se forme au lieu du gypse si les solutions sont très concentrées, ou comme minéral secondaire, par déshydratation du gypse. Les utilisations de l'anhydrite sont limitées : modificateur du sol, retardant du ciment Portland, présure du pâté de soja (tofu) de basse qualité, au lieu du nigari. Auparavant l'anhydrite était utilisée comme source de soufre pour la production d'acide sulfurique. |
| ardoise n. f. |
Schiste formé d'un mélange de silicates (SiO2 : 46 %) (micas,
chlorite, quartz, hématite, argile, etc.); gris à noir, parfois vert,
jaune, brun ou rose. Roche de nature shisteuse caractérisée par sa fissibilité, d'où l'on tire les plaques qui, après façonnage, servent principalement à la couverture et qui, par extension, il est d'usage courant d'appeler « ardoise ». Note(s) : Emplois : construction, couverture des toits; tables de laboratoire; articles d'écoliers; charge pour linoléums, caoutchouc |
| armature n. f. | Ensemble des éléments supportant les parois d'une porte, composé généralement d'une âme et d'un cadre. |
| barbotine n. f. (bouillac) |
Suspension de ciment dans l'eau pour former une pâte fluide. Note(s) : On utilise la barbotine en particulier comme sous-couche d'un enduit de mortier, pour les reprises de bétonnage, et comme première charge d'une pompe à béton pour lubrifier les canalisations. |
| béton n. m. |
Mélange de ciment et d'agrégat, durcissant par action hydraulique ou
chimique, utilisé dans la construction des fours soit par coulée directe
(sol, murs...) soit pour la réalisation de pièces de fermes spéciales
(blocs brûleurs). Il existe des bétons réfractaires, des bétons
isolants et des bétons isolants réfractaires. Matériau obtenu par le durcissement d'un mortier de ciment et de sable additionné de pierres et de gravier; béton ordinaire, béton armé, béton précontraint. Note(s) : ((Le béton)) est dit « gras » ou « maigre » suivant qu'il est riche ou pauvre en mortier. Désigne couramment le matériau résultant du mélange de gravier, de sable, de ciment et d'eau. |
| biscuit n. m. | Pâte ayant subi une première
cuisson définitive, sans recevoir de glaçure; elle peut ensuite être
cuite à nouveau après avoir été couverte d'une glaçure. Note(s) : La différence qui existe entre le dégourdi et le biscuit consiste en ce que le premier n'a reçu qu'un léger coup de feu propre à empêcher les pièces de se dissoudre dans la couverte et que le dernier a été soumis à toute l'intensité de chaleur qui constitue la cuisson de la pâte de porcelaine. |
| bouchardé n. m. | Aspect obtenu en frappant perpendiculairement la face d'un morceau de pierre avec une boucharde et avec une force telle que les meurtrissures produites par cet outil effacent les traces des tailles antérieures ou, le cas échéant, les traces de sciage. Chaque coup de l'outil est donné en alignant les dents sur une direction sensiblement parallèle à l'une des arêtes du morceau de pierre. Après avoir frappé la pierre une première fois avec l'outil, l'ouvrier donne le coup suivant à côté de la meurtrissure produite par le coup précédent, mais en mordant légèrement sur la trace de celui-ci. |
| cabochon n. m. | Petit élément de décoration encastré généralement à la jonction de plusieurs éléments ou dalles. |
| calcite n. f. |
La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium (CaCO3), cristallisant dans le système rhomboédrique et constituant principal de nombreuses roches sédimentaires : calcaires, marnes ; c'est un des carbonates les plus abondants. La calcite-colloïde est une variété de calcite colloïdale. Couleur : la calcite pure est blanche. La présence de cations autres que le calcium, et notamment de métaux de transition, lui donne une coloration allochromatique jaune, orange, rouge, vert, bleu, brun, gris. Luminescence : Mn2+ active tandis que Fe2+ supprime la cathodoluminescence de la calcite. |
| calepinage n. m. | Opération consistant à noter les mesures et les agencements d'éléments de construction (pierres de taille, revêtements, dallages) en vue de faciliter leur pose. |
| carrelage n. m. (catelle, planelle) | Revêtement de sol par assemblage de carreaux en terre cuite, marbre, ciment, granit, asphalte, etc. |
|
céramique n. f. |
Matériau dur, réfractaire, composé de corps inorganiques cristallisés
(le plus souvent oxydes métalliques) et de flux vitreux provenant de la
fusion de certains de ses constituants. Note(s) : Grec keramikos, de keramon = argile. Élaborées à partir de mélanges pulvérulents aussi homogènes que possible d'oxydes (SiO2, Al2O3) et de sels métalliques agglomérés, mis en forme puis cuits en atmosphère aérienne ou contrôlée, les céramiques contiennent une proportion de flux vitreux très variable, parfois nulle. Au cours de la cuisson, les constituants subissent des transformations physiques et chimiques. Toute la science du céramiste consiste à arrêter ces transformations au stade le plus intéressant : « La céramique est la science des transformations et des réactions incomplètes ». |
| chanfrein n. m. | Petite surface taillée obliquement se raccordant aux surfaces adjacentes par des angles égaux. |
| chape n. f. |
Couche de béton ou de mortier, de faible épaisseur, de composition et de
finition appropriées, destinée à améliorer l'état de surface d'un
plancher. Revêtement ou enduit lissé au mortier de ciment exécuté sur la face supérieure d'une dalle de béton armé. Note(s) : La chape reçoit généralement un revêtement de sol. |
| ciment n. m. |
Matériau composé principalement de chaux, de silice et d'alumine. Matières minérales finement broyées, formant par addition d'eau en quantité appropriée une pâte liante susceptible de durcir tant sous l'eau que dans l'air et de lier entre eux des matériaux granulaires. Note(s) : Malaxé avec de l'eau, le ciment fait prise assez rapidement, puis acquiert sa résistance définitive au bout d'une période de durcissement assez longue. Le ciment fait prise à l'air ou sous l'eau. |
| cristallin adj. | Relatif à un état solide où
la disposition des atomes produit des formes géométriques définies. Note(s) : Antonyme : amorphe. |
| dallage n. m. | Revêtement de sol par assemblage de carreaux en terre cuite, marbre, ciment, granit, asphalte, etc. |
| égrisage n. m. | Première opération du
polissage et qui consiste à frotter au grès un parement pour faire
disparaître les traces laissées par la scie, le ciseau ou tout autre
outil. Note(s) : L'égrisage se fait encore à la main, en frottant le parement avec un morceau de grès et à l'eau, ou avec un abrasif équivalent, jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'autres traces que les rayures de l'abrasif utilisé; mais il se fait plus ordinairement maintenant avec des machines appelées communément polisseuses. |
| émaillage n. m. | Pose de la glaçure sur un objet céramique par trempage, aspersion, pulvérisation. |
| éruptif adj. | Se dit des roches résultant de la consolidation d'un liquide en fusion, par opposition aux roches sédimentaires et métamorphiques. Ex. : Le granite est une roche ignée. |
| étiré adj. | type de fabrication du
carrelage, les matières premières
sont introduites dans une tréfileuse qui les transforme en ruban, coupé
ensuite à la dimension choisie puis cuit. Ce principe
|
|
faïence n. f. |
La faïence est une forme de céramique à base d'argile, recouverte d'une glaçure à base d'étain. La faïence est blanche et opaque. Les pièces sont moins fortes, moins dures, moins denses et plus poreuses que les grès ou les porcelaines. Elles absorbent ainsi plus facilement les liquides que les autres céramiques. Certaines glaçures utilisées sur les faïences contiennent, comme fondant, du plomb hautement toxique, ces dernières adhèrent moins bien aux pots et s'écaillent plus facilement, à cause des différences entre la dureté du tesson et des glaçures. De grandes quantités d'argile rouge commune affleurent à la surface de la terre. Bien qu'une grande partie soit inutilisable à cause de la présence de débris de calcite (pierre à chaux) ou d'autres sels alcalins solubles, il en reste cependant d'énormes réserves bonnes à l'emploi pour la fabrication des faïences. La poterie de terre est une céramique faite à partir de potasse, de sable, de feldspath et d'argile; ce mélange est une des matières parmi les plus anciennes employées en poterie. Classiquement, la plupart des poteries de terre ont une coloration rouge, due à l'utilisation d'argiles rouges. Cependant, ce n'est pas toujours le cas, et les potiers d'aujourd'hui utilisent aussi des argiles colorées en blanc ou en champagne. La poterie de faïence peut être techniquement aussi fine que les porcelaines, bien qu'elle ne soit pas translucide et plus facilement ébréchée. La faïence est aussi moins dure et plus poreuse que le grès, mais son prix moins onéreux et son travail plus facile pour les fabricants compensent ses insuffisances. En raison de sa porosité naturelle, un vernis doit être appliqué sur les faïences pour la rendre imperméable aux liquides. |
| feldspath n. m. |
Un feldspath est un minéral à base de silicate double d'aluminium, de potassium, de sodium ou de calcium. Les feldspaths sont de la famille des tectosilicates. Il existe de nombreux feldspaths dont les principaux sont l'orthose, potassique, l'albite, sodique, et l'anorthite, calcique. Le mélange de ces deux derniers donne la série des plagioclases. On peut distinguer les feldspaths alcalins, souvent translucides, blanchâtres ou roses et riches en alcalins (Na+, K+), des plagioclases qui diffèrent des précédents par la présence de calcium (Ca2+), et l'absence de potassium (K+). Les feldspaths forment le plus important groupe de minéraux de la croûte terrestre. En combinaison avec d'autres minéraux ils forment des granites, des diorites, des syénites. |
| fissure n. f. | Désigne de façon générale toute fente visible affectant la surface d'une maçonnerie, d'un enduit, d'un dallage ou d'un appareil sanitaire. Par convention, une fissure a entre 0,2 et 2 mm de largeur ; au-dessous, il s'agit d'un faïençage ou d'un simple fil; au-dessus de 2 mm, c'est une lézarde. Lorsque l'on constate la présence d'une fissure dans une maçonnerie, il faut toujours déterminer la cause de sa formation, et son évolution probable. Pour la plupart, les fissures n'ont qu'un inconvénient esthétique, et sont vite stabilisées : fissures de retrait, ou de mouvement différentiel à la jonction de deux matériaux de nature différente (par ex. bois/brique), coups de sabre dans les cloisons lors de la mise en compression d'un bâtiment. Les fissures deviennent graves lorsqu'elles portent atteinte à l'imperméabilité des parois (fissures pénétrantes laissant passer l'eau de pluie à travers un mur exposé) ; plus graves encore sont les fissures qui traduisent un affaissement des fondations, ou des mouvements du sol. |
| flammé adj. | État de surface éclatée superficiellement sous l'action d'un choc thermique. |
| gobetis n.m. | Mince couche de mortier, irrégulière et rugueuse, appliquée en couche préparatoire d'accrochage d'un enduit. Projeté mécaniquement ou à la truelle, le gobetis compose la première couche des enduits traditionnels en mortier de ciment, et la plus riche (la plus dosée) en liant; on doit attendre 3 jours avant d'appliquer ensuite le corps d'enduit. |
| gneiss n. m. |
Roche métamorphique, du métamorphisme général, très commune, méso-
à catazonale le plus souvent, à grain moyen ou grossier du mm au cm), à
foliation souvent nette caractérisée par des lits généralement de
teinte sombre, riches en minéraux ferromagnésiens (micas, amphiboles,
...), alternant avec des lits clairs (blancs, gris, rosés) de quartz et
de feldspaths, ces derniers nombreux et visibles à l'oeil nu (différence
d'avec les micaschistes). Roche métamorphique litée (feuilletée) composée, comme les granits, de quartz, de mica en paillettes et de feldspath. Roche analogue au granit, se présentant en éléments stratifiées. Note(s) : La structure est lépido- à nématoblastique pour les lits sombres et granoblastiques pour les lits clairs. Les minéraux autres que quartz, feldspaths, et micas peuvent être très variés, et on les mentionne dans la dénomination des gneiss : gneiss à grenat, à sollimanite, à cordiérite, à jadéite. Selon l'aspect, on distingue aussi des variétés : gneiss granitoïde à grains grossiers et à foliation peu marquée; gneiss rubané à lits sombres et clairs réguliers et bien tranchés; gneiss oeillé à lentilles ovoïdes (1-5 cm) constituées par des porphyroblastes de feldspath ou des amas granoblastiques quartz-feldspath. Selon l'origine, on distingue : les paragneiss dérivant de roches sédimentaires : pélites, grès arkosiques, grauwackes, (séquence pélitique); les orthogneiss dérivant de roches magmatiques : granitoïdes et rhyolites, mais aussi syénites (gneiss syénithe à lits clairs de feldspath alcalin, et sans quartz), ou diorites (gneiss dioritiques à lits clairs de plagioclases, et sans quartz). Vieux terme des mineurs allemands. ((Dérivés :)) adj. gneissique, gneissifié, e. |
| granit n. m. | Roche dure et grenue sans composition minéralogique définie, ayant plus ou moins l'aspect du granite, utilisée en construction et en ornementation une fois taillée et polie |
| grès cérame n. m. |
Céramique à pâte silico-argileuse, opaque, dure, soumise à une forte
cuisson qui la vitrifie partiellement et la rend imperméable aux
liquides. (A) Note(s) : Le grès peut être recouvert d'une glaçure ou d'une couverte pour accentuer son étanchéité. La glaçure caractéristique du grès est le vernis au sel |
| joint n. m. | Ensemble formé par les parties adjacentes de deux ou plus de deux produits, composants ou assemblages, quand ils sont réunis ou fixés avec ou sans l'emploi d'un produit pour joint. |
| kaolin n. m. |
Les kaolins sont des argiles composées principalement de kaolinite. Leur grain est grossier et ils sont beaucoup moins plastiques que la plupart des argiles sédimentaires. On les trouve :
On les trouve déposés dans des poches plutôt qu'en vastes couches stratifiées et ils sont relativement exempts d'impuretés minérales comme le fer. Les kaolins purs sont très réfractaires et leur point de fusion dépasse 1800 °C. Employés seuls, ils sont d'une utilisation difficile à cause de leur faible plasticité et de leur point de fusion élevé. Par conséquent le kaolin est rarement employé seul, on lui ajoute d'autres matériaux pour le rendre plus plastique et abaisser son point de fusion afin d'obtenir des pièces vitrifiées. Ces kaolins ainsi modifiés sont alors appelés porcelaines. |
| klinker n. m. |
Nodules de silicates qui résultent de la cuisson jusqu'à fusion
partielle d'un mélange de calcaire et d'argile très exactement dosés,
lesquels, après concassage, entrent dans la composition de certains types
de ciments. Note(s) : Les ciments Portland sont principalement constitués de clinker. Clinker (carreau). |
| laitance n. f. |
Suspension fluide constituée d'eau, de ciment et de fines. Note(s) : Elle apparaît par remontée à la surface du béton lors de la vibration. Après prise et durcissement, elle constitue une couche de faible résistance. |
| limonite n. f. | Terme englobant un ensemble
d'hydroxydes de fer (type FeO-HO, n H2O; cF, goéthite). Forme hydratée de l'oxyde ferrique Fe2O3, de couleur jaune, provenant de la décomposition des hématites rouges anhydres par les agents atmosphériques. Note(s) : Oxyde de fer hydraté brun qui se présente sous forme d'inclusion dans plusieurs pierres précieuses y compris la turquoise. Les masses de limonite peuvent être amorphes et colloïdales, ou cryptocristallines, et sont d'aspect compact, brun foncé. La limonite forme aussi des rognons concrétionnés à surface noire luisante, et des grains dans les minerais oolitiques de fer. Mélangée à des argiles, elle donne des ocres jaunes. Limonite (minerai de fer). |
| lissage n. m. |
Opération consistant à rendre unie la surface du béton avant le
durcissement.
Finition de l'enduit plâtre par application d'une mince couche de plâtre mort ou fleur de plâtre. |
| listel n. m. |
Petit filet en relief ou bandelette sur un
profil de moulure. Petit champ plat faisant partie d'un corps de moulures. |
| maître d’œuvre |
C’est la personne physique ou morale qui est
chargée par le maître d’ouvrage de la conception de l'œuvre à venir.
Celle-ci est définie par des plans et documents écrits, déterminant
l'implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et
l'expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des
couleurs.
La fonction de maître d’œuvre est notamment exercée par les architectes. |
| maître d’ouvrage |
C’est la personne physique ou morale à qui
appartient l’ouvrage, existant ou à construire, qui paie et qui passe
commande à l’architecte pour la conception, et aux entreprises pour les
travaux.
C’est le client. |
| majolique n. f. | Technique céramique par laquelle l'objet est recouvert d'une glaçure crue qui servira de fond à la décoration. |
| manganèse n. m. | N° et masse atom. 25 et 54,93;
ion 2+ de rayon 0,80 Angström à 7+ de rayon 0,46 Angström;
densité 7,2; clarke 1000 g/t (1500 à 1600 g/t dans les roches
magmatiques basiques 400 à 500 g/t dans les granitoïdes). Métal
blanc-gris qui, dans les roches, se trouve soit dans de nombreux silicates
(en substitution très fréquente avec Fe²+), soit dans des
oxydes. Passant facilement en solution, le manganèse précipite ensuite et peut se concentrer dans diverses r. sédim. (minerai oolitique à gangue calcaire, minerai à gangue dolomitique ou siliceuse, et nodules polymétalliques des fonds océaniques). Les minerais exploités sont en particulier la pyrolusite MnO2 dans des gîtes sédimentaires, la braunite Mn² Mn²+6 SiO12, la manganite Mn O OH et la hausmannite Mn²+ Mn³/2+O4, ces deux derniers minéraux se trouvant dans des filons hydrothermaux ou dans des roches sédimentaires oolitiques. Altération de magnésie |
| marbre n. m. | Roche métamorphique dérivant de calcaires ou de dolomies,
par métamorphisme général ou en contact. Note(s) : Forme massive de calcite (ou calcaire cristallin) employée pour les objets décoratifs ou objets d'art. Ses variétés sont la brocatelle, le lumachelle, le marbre paysagé, le portor, la griotte, le marbre de Parian, le marbre de Carrare, le marbre veiné, le cipolin et le marbre stalagmitique zoné. ((Dérivés :)) verbe; marmoriser (transformer en marbre); adj. marmorisé, e, marmoréen, enne (qui a l'aspect du marbre). Un calcaire pur se transforme en marbre blanc à grands cristaux engrenés de calcite. Une dolomie pure recristallise en plus grands cristaux pour un faible degré de métamorphisme, puis à degré croissant subit une dédolomitisation avec apparition de calcite et d'autres minéraux (p. ex. périclase, brucite,...). Les calcaires et les dolomies impurs donnent des marbres variés et colorés, souvent veinés (les veines correspondent à d'anciens horizons plus argileux ou plus riches en oxydes métalliques, et elles dessinent souvent des plis synmétamorphiques accusés). Par fort métamorphisme de contact avec métasomatose, ces roches s'enrichissent en minéraux (marbres à minéraux) et passent aux skarns |
| marbrure n. f. | Variété d'altérations non uniformes de la couleur initiale d'un feuil, caractérisée par l'apparition à sa surface de taches en forme de veines irrégulièrement distribuées. |
| mastiquer v. tr. | Boucher les trous et les dépressions d'une surface avec du mastic, au moyen d'une lame de couteau. |
| métamorphique adj. |
Se dit d'une roche ignée ou sédimentaire dont la structure a été
modifiée sous l'action de facteurs physiques ou chimiques. Ex. : le
gneiss est une roche métamorphique. Les cristaux d'une roche métamorphique sont disposés en feuillets, d'où l'appellation de roche cristallophyllienne |
| monocuisson n. f. | Cuisson en une seule fois. |
| mortier n. m. |
Liant obtenu par un mélange d'eau, de sable, de ciment ou de chaux. (R) Note(s) : Le mortier sert à jointoyer les maçonneries de moellons ou de briques, et à faire des enduits sur ces maçonneries. (R) |
| mortier-colle n. m. | Mortier à base de liant hydraulique dont l'adhésivité est améliorée par des adjuvants. Utilisé pour la réalisation de joints semi-épais ou épais (1, 5 mm à 5 mm environ). |
| mosaïque n. m. |
La mosaïque (du grec ancien mouseion par le latin opus musivum, « appareillage de pierres qui appartient aux Muses ») est un art décoratif où l'on utilise des fragments de pierre, d'émail, de verre ou encore de céramique, assemblés à l'aide de mastic ou d'enduit, pour former des motifs ou des figures. Quel que soit le matériau utilisé, ces fragments sont appelés des tesselles. La mosaïque était beaucoup utilisée pendant l'Antiquité pour la décoration intérieure des maisons et des temples. Elle est associée en particulier à Pompéi ou à Herculanum. Cependant, la mosaïque a continué à être utilisée tout au long du Moyen Âge, en particulier chez les Byzantins (basilique San Vitale de Ravenne), et de la Renaissance. Ainsi, nombre de représentations picturales ornant les murs de la basilique Saint-Pierre sont réalisées selon cette technique. Plusieurs procédés coexistent. Le plus connu, l’opus tessellatum, emploie comme tesselles des abacules, c'est-à-dire des petits cubes de pierre, collés soit directement sur la surface à paver, soit sur un enduit intermédiaire. Il existe aussi l’opus sectile, qui utilise des fragments de tailles inégales de pierre, de marbre ou même de verre coloré |
| onglet n. m. | Coupe d'une pièce à angle plus ou moins aigu (généralement à 45°). |
| phyllosilicate n. m. | Silicate dont les tétraèdres [SiO4]4- sont disposés en feuillets. |
| planéité n. f. | État de la surface d'un produit plat, par rapport à un plan. |
| plinthe n. f. | Pièce de céramique ayant une face simple ou profilée, destinée à couvrir les joints entre les parois et le plancher. |
| polissage n. m. | Action de polir une pierre marbrière ou un marbre. Le polissage est obtenu, après la taille et le ripage par l'égrisage, l'adoucissage, le ponçage, le lustrage et l'encaustiquage. |
| poncer v. | Rendre uni avec la pierre ponce. |
| pont thermique n. m. | Élément conducteur de la
chaleur reliant accidentellement deux parties d'une construction destinées
à être isolées l'une de l'autre. Région à forte conductivité thermique reliant deux corps à des températures différentes. |
|
porcelaine n. f. |
La porcelaine est une céramique fine et translucide produite à partir du kaolin. Le terme « porcelaine » vient du coquillage éponyme, nommé ainsi par sa ressemblance avec la vulve de la truie (porcella : truie en latin). Lorsque les italiens ramenèrent la porcelaine de chine au XVe siècle, ils crurent qu'elle était faite de ce type de coquillage broyé, et le nommèrent donc 'porcellana', porcelaine en italien. Johann Friedrich Bottger, un allemand qui travaillait pour la manufacture de Meissen en Saxe, croyait avoir trouvé la façon de la faire. Les premiers échantillons de Kaolin furent introduit en France par le Père d’Entrecolle en 1712. Enfin bien plus tard en 1765, on découvre les gisements de kaolin à Saint Yrieix la Perche au sud de Limoges, qui permettra enfin de créer en Europe la porcelaine chinoise. Les techniques de fabrication de la porcelaine atteignent leur perfection en Chine au XIIe siècle. Les Britanniques, pour porcelaine, disent d'ailleurs China ou Bone china pour désigner une porcelaine plus tendre en vigueur au Royaume-Uni. La porcelaine de Limoges (France), mondialement connue depuis le XVIIIe siècle, faisait partie des porcelaines les plus fines et les plus réputées. Citons aussi les porcelaines allemandes et polonaises. |
| pressé adj. | type de fabrication du
carrelage,
les
matières premières sont broyées, mélangées et séchées avant d’être
pressées.
Les
nouvelles presses hydrauliques ont la capacité de façonner des
produits de plus en plus « résistant » : ce sont des
biscuits ou carreaux « crus »
qu’il faut ensuite cuire, le temps et la température de cuisson étant
deux facteurs très importants qui vont déterminer la qualité du
produit final. En effet, plus la température de cuisson est élevée,
plus le carreau perd l’eau qu’il contient, il devient moins poreux
et peu ainsi résister plus facilement aux diverses agressions (pour
exemple le grés de cérame).
L’avancée
technologique permet d’émailler ces biscuits avant la cuisson. On
obtient alors des carreaux monocuissons qui ont de meilleurs caractéristiques
techniques ; notamment grâce à une meilleure cohésion entre le
biscuit et l’émail, les deux ayant été cuits simultanément.
|
| prise n. f. | Phénomène caractérisé par l'épaississement et la solidification de la pâte résultant d'un mélange de plâtre et d'eau. |
| quartzite n. f. | Roche métamorphique ou sédimentaire dure formée d'un agrégat de cristaux de quartz. |
| ragréage n.m. | Enduction partielle ou discontinue sur une maçonnerie (surtout sur le béton banché) d'un mortier fin spécial, pour obturer les cavités (bullage, nids de gravillons, épaufrures) et niveler les défauts de surface (flaches, ressauts, désaffleurements de raccords de banches, balèvres...), afin d'obtenir une surface plane et unie et de pouvoir y appliquer une peinture ou un enduit plastique. Les enduits de ragréage, peu sensibles à la dessiccation, supportent d'être appliqués en couches variant de 0 à 8 mm. Le ragréage ne concerne en principe que les zones verticales et sous-faces en béton dont l'état de surface est médiocre. On ne doit donc pas utiliser ce mot pour désigner les ouvrages de lissage des chapes et dalles de béton, qui font appel à d'autres mortiers spéciaux aux propriétés autonivelantes. |
| réfractaire adj. | Se dit d'un matériau qui, du fait de sa résistance aux températures élevées, peut être utilisé pour la construction et le revêtement des parois intérieures des fours, foyers de cheminées, poêles, etc.: argile réfractaire, brique réfractaire, ciment réfractaire. |
| retardateur (de prise) n.m. | Adjuvant incorporé dans un liant (ciment, plâtre), ou disposé sur la surface d'un coffrage, pour retarder le début de sa prise en ralentissant l'hydratation de ses particules, sans modifier ses propriétés ; opp.: accélérateur. |
| revêtement n. m. | Produit destiné à revêtir toute surface intérieure d'un bâtiment. |
| sable n. m. | Roche détritique généralement silicieuse, se présentant en grains de petites dimensions. |
| saccharoïde adj. | S'applique aux roches ayant un
grain analogue à celui du sucre cristallisé. Note(s) : Ex. granite saccharoïde à grain de 1-2 mm, marbre saccharoïde. Du gr. sakkharon, sucre, et eidos, aspect. |
| salpêtre n.m. | Cristaux blancs anhydres et laineux de nitrate de potassium, qui se développent sous forme d'efflorescences à la base des vieux murs humides et mal ventilés. Soluble dans l'eau (surtout dans l'eau chaude), le salpêtre a une action oxydante sur les métaux, mais, contrairement à une opinion répandue, il ne dégrade pas les maçonneries. Utilisé dans la fabrication des poudres explosives, il est aujourd'hui produit par l'industrie chimique ; mais autrefois, il était collecté dans les caves humides par un spécialiste, le salpêtrier. |
| schiste n. m. |
Un schiste est une roche d'origine sédimentaire (souvent une argile) qui, sous l'action de contraintes mécaniques, a acquis un débit régulier selon des failles de plans parallèles que l'on appelle plans de schistosité. La présence de schiste dans un sol rend celui-ci silicieux. Seules quelques espèces d'arbres adaptés à ces conditions peuvent y évoluer. C'est le cas, par exemple, du bouleau pubescent, qui peut pousser dans un sol de ce type. Parmi les schistes notables, l'ardoise, très plane et de schistosité marquée, se débite en fines dalles servant à la couverture des toitures. On peut aussi utiliser la lauze de schiste, plus épaisse. Les schistes tirés des terrils houillers (du Nord-Pas-de-Calais notamment), servent à la réalisation des assises de chaussées. Il en existe deux types :
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| sédimentaire adj. |
Se dit d'une roche constituée par un sédiment. Ex. : Le calcaire et le
grès sont des roches sédimentaires. Note(s) : Les roches sédimentaires peuvent provenir de fragments de roches préexistantes, de précipitations chimiques ou de l'accumulation de matière organique. |
| serpentine n. f. | Groupe de minéraux composés de
silicate de magnésium hydraté apparentés aux chlorites. Phyllosilicate en feuillets à 2 couches, épais de 7 angstrom, Mg6 [Si4O10(OH)2](OH)6, du syst. monoclinique ou orthorhombique, en lamelles (l'antigorite) ou en fibres (la chrysotile), souvent associés à des roches (appelées serpentines, ou aussi serpentines) montrant des masses vert pétrole à vert noirâtre (antigorite) traversées de filonnets de fibres soyeuses vert jaune (chrysotile), orthogonales aux épontes. Note(s) : Vert, jaune verdâtre ou gris verdâtre, se présentant sous forme massive, fibreuse, lamellaire ou pseudomorphe d'autres substances. Ses espèces sont l'antigorite, le chrysotile (amiante) et la lizardite. Ses variétés sont la bowénite, la williamsite, le vert antique et la serpentine chatoyante. Ces minéraux proviennent de l'altération et/ou du métamorphisme de l'olivine, et de certaines pyroxènes des roches magmatiques, basiques et ultrabasiques. |
| support n. m. | Mur ou plancher prêt à recevoir un revêtement |
| travertin n. m. | Roche sédimentaire calcaire d'origine continentale, grise à jaunâtre, se déposant sous forme de strates indurées aux émergences de certaines sources ou dans des cours d'eau peu profonds. |
| U.P.E.C. | Ce sigle, qui signifie : Usure ou usage - Poinçonnements - tenue à l'action de l'Eau - tenue aux agents Chimiques, sert à codifier en France d'une part les performances minimales à attendre des sols des différents types de locaux, d'autre part les caractéristiques correspondantes offertes par chaque type de revêtement de sols. Chacune de ces quatre caractéristiques est évaluée par un indice de performance croissante : U (usage, résistance à l'usure), U1 à U4 : U1 = locaux privatifs à trafic faible ; U2 = locaux privatifs à trafic normal ; U2s = indice intermédiaire pour locaux privatifs à trafic important, ou locaux collectifs à trafic faible ; U3 = locaux collectifs à trafic normal ; U4 = locaux collectifs à fort trafic. P (poinçonnements par le mobilier statique ou mobile), P1 à P3 : P1 = pour locaux à trafic pédestre et mobilier fixe ; P2 = pour locaux à mobilier mobile en usage normal ; P3 = pour locaux sans restriction de trafic et de mobilier. La résistance au poinçonnement des supports des revêtements (enduits de lissage, panneaux porteurs, etc.) doit évidemment être en rapport avec celle du revêtement. E (tenue à l'eau), E0 à E3 : E0 = pour locaux secs, à entretien par voie sèche ; E1 = pour locaux secs, à entretien humide occasionnel ; E2 = pour locaux humides, ou entretien usuel par voie humide ; E3 = pour locaux humides en permanence et entretien à grande eau. C (tenue aux agents chimiques), C0 à C3: C0 = utilisation exceptionnelle de produits ménagers ; C1 = utilisation occasionnelle de produits ménagers ; C2 = utilisation fréquente de produits ménagers ; C3 = utilisation normale de produits particuliers. |
| veine n. f. | Filon mince d'un minéral. Dans un terrain, un sol ou une roche, différenciation allongée et étroite, d'un dessin irrégulier, et distincte du matériau continu. Mince lame de substance utile. Zones étroites et colorées se détachant sur le fond d'une roche (marbre blanc à veine rosées). |
| vitrocéramique n. f. | Matériau combinant les propriétés de la pierre naturelle et celles du verre et obtenu à partir d'un mélange de minerai de fer et de sable fondu. |
| Bibliographie : | ||
| - Assopiatrelle | - CERABATI CERAMIQUE | - Group Rywal Ceramiche |
| - Group Iris Ceramica | - Grand dictionnaire technologique | - Weber & Broutin |
| - Centro ceramico Bologna | - Barbieri & Tarozzi | - Gambarelli |
| - Cimes | - ASCER | - Wikipédia |
| - Wiktionnaire | ||